Et si la reconnaissance était le chaînon manquant du sens au travail ?
Pointée comme la « mauvaise élève de l’Europe » en matière de pratiques managériales par un récent rapport de l’IGAS, la France accuse un retard marqué en matière de reconnaissance. Or ce manque résonne fortement avec une autre quête qui traverse les organisations : celle du sens. Ce numéro de la newsletter Les sens du travail explore le lien, plus étroit qu’on ne le croit, entre ces deux dimensions.
On réduit trop souvent la reconnaissance à un simple « merci » ou à une prime. Pourtant, reconnaître est un processus bien plus profond, qui peut prendre quatre formes complémentaires, de l’existence de la personne à ses résultats, en passant par sa manière de travailler et son investissement. Ce numéro montre aussi pourquoi la reconnaissance des parcours, notamment des trajectoires atypiques, est devenue un enjeu décisif pour attirer et fidéliser.
Pour éclairer ces questions, j’ai donné la parole à Agnès Alliot, professionnelle aguerrie des ressources humaines, dont les travaux portent sur la reconnaissance des parcours professionnels atypiques, ces trajectoires faites de bifurcations, de mobilités choisies et de reconversions.
Au-delà du constat, le numéro propose des pistes concrètes, issues de l’atelier ReconnaiSensE® que nous avons conçu ensemble : huit leviers simples mais puissants pour offrir une reconnaissance qui touche juste, et faire de ce levier une véritable source de sens au quotidien.